1)    L’effet des hydroliennes

 

 

 

Actuellement, peu d’études  ont été menées sur l’effet du fonctionnement d’une hydrolienne sur la faune marine. Il apparait néanmoins que cette dernière perturbe peu les poissons puisqu’elle doit être placée dans des zones de fort courant afin de maximiser la récupération d’énergie. Ces zones sont donc déjà soumises à des courants importants, la faune vivant dans cette zone est donc déjà habituée  à des turbulences liées à un courant fort. De plus, il serait possible de s’inquiéter du mouvement des pales qui risquerait de blesser  les animaux marins ; or les pales des hydroliennes sont plus arrondies  et tournent nettement moins vite que les éoliennes : il y a donc peu de risque que les animaux soient  blessés. Il faut aussi préciser que contrairement à un milieu aérien, un corps entrainé par un courant marin puissant sera projeté vers l’extérieur par la force du courant si un obstacle se trouve sur sa trajectoire (on observe ce phénomène près des rochers de tailles importantes). En ce qui concerne les risques d’électrocution, l’hydrolienne est complètement isolée de l’eau ce qui limite  tout risque électrique à proximité du dispositif.

 

En ce qui concerne la flore marine et les fonds marins, l’impacte de l’hydrolienne est encore une fois assez limité. En effet, les zones de forts  courants  à l’endroit où est placé le dispositif se situent en général dans des zones composées de graviers  où la vie est peu représentée sur les fonds  et dans le cas où la flore est présente, elle est capable de résister à ces conditions de vie. Le mouvement de l’appareil cause peu de dégâts sur les fonds.  Néanmoins un sillon se creuse sur une vingtaine de mètres derrière l’hydrolienne. Ce sillon, crée par les remous provoqués par le fonctionnement de l’hydrolienne, perturbe aussi le dépôt de sédiments sur les fonds marins , or  ces sédiments permettent le développement de la vie en profondeur.  La proximité immédiate de l’hydrolienne a donc pour effet  de perturber la sédimentation et d’empêcher la vie de se développer sur le fond.

 

 

L’hydrolienne produit une énergie inépuisable et non polluante mais il n’en  n’est pas de même pour la fabrication et la réhabilitation des matériaux composant cette dernière. La construction de ce  type d’appareil réclame en effet l’utilisation de matériaux dont la fabrication pollue ; de plus ces matériaux ne sont pas recyclables  du moins pour l’instant  ils  sont donc voués à devenir des déchets en fin de vie de l’hydrolienne. 

 

2)    L’effet des barrages marémoteur

 

 

Les usines marémotrices,  celle de la Rance par exemple,  ont  comme tous  les dispositifs utilisant l’énergie des mers, l’avantage de bénéficier d’une source d’énergie inépuisable et non polluante. Néanmoins, dans le cas des usines marémotrices, il apparait que leur impact sur la faune et la flore marine est très importante : en effet, le principe de ses dernières est de récupérer l’énergie issue de l’écoulement de l’eau lors des marées,  or pour ce faire il faut que l’eau entraîne  une turbine permettant la production de courant. Mais puisqu’il faut que l’eau entraîne directement la turbine, la faune marine entraînée par le courant ne peut plus traverser le barrage si sa taille est trop importante. La présence de l’usine perturbe donc l’écosystème en empêchant le passage de certaines espèces en   laissant toutefois le passage aux espèces animales suffisamment vives et petites pour passer au travers des hélices du barrage. Seules quelques espèces  de dorades  grises ( scarus cantharus, voir photo ci-contre )  de mulets  et autres  poissons de petites tailles. Récemment dans l’estuaire proche de l’usine marémotrice de la Rance, un marsouin a réussi a passer le barrage, de même  qu’un veau marin : ils se sont tout deux retrouvés piégés d’un coté de l’édifice malgré les tentatives des écologistes pour les replacer dans leur environnement naturel.

Son impacte ne s’arrête pas à l’empêchement du passage de la faune aquatique puisque la mise en place du barrage provoque aussi de profonde modification au niveau des courants et des fonds marins : pour exemple, après la mise en place de l’usine marémotrice de la Rance, la dénivellation entre haute et basse mer est passée de 14 m à 7m50. Cela a eu pour effet de modifier les courants et les fonds marins qui dépendent de ces derniers ainsi que les espèces présentes dans l’estuaire qui ont du s’adapter aux nouvelles conditions de leur environnement.

 

3)    L’effet des box à vagues et des serpents des mers

 

De par le fait qu’il soit placé de façon à être dans le sens des vagues, le serpent de mer ( pelamis ) a peu d’impactes sur son environnement puisqu’il reste passif contrairement aux usines marémotrices. De ce fait, son seul impacte pourrait être de gêner les grands mammifères marins tels que les baleines, or ils sont placés dans des zones où il est rare d’en trouver.

En ce qui concerne les « box à vagues » leurs impactes est elles aussi négligeables puisqu’ils produisent de l’énergie en exploitant les mouvements des vagues, ainsi le seul reproche en matière d’écologie qu’il est possible de leur faire, est leur position sur le littorale qui pourrait éventuellement gêner certains oiseaux. Néanmoins, les constructeurs ont pour projet de créer des zones spécialement aménagées sur les plages afin de ne pas déranger la faune et la flore mais aussi pour préserver l’aspect touristique de certaines plages

La faune et la flore
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